L’eau bouge et les carpes bavardent en silence - photo © Fabrice Antier
Carpes chinoises
pas un souffle sur l’étang
khrèèik ! le héron plane
© Fabrice Antier
Photo prise dans le Parc Oriental de Maulévrier
L’eau bouge et les carpes bavardent en silence - photo © Fabrice Antier
Carpes chinoises
pas un souffle sur l’étang
khrèèik ! le héron plane
© Fabrice Antier
Photo prise dans le Parc Oriental de Maulévrier
Pour Suzame,
"Bonheur de dire…"
Laisser le Soleil briller - photo © Fabrice Antier
Les bras grand ouverts
le cœur sans attente
il parsème toutes les graines
que la vie lui offre
Il est complice
d’un Maître du Chant
qui lui apprend
la danse du vent !
© Fabrice Antier
La Femme-Soleil - Aquarelle et encre © Fabrice Antier
Comme une fleur
déposée sur
un tapis
de couleur
Comme un sourire
qu’on effleure
à la lueur
de merveilles intérieures
Comme une fleur
envolée pour
une nouvelle vie
un nouveau décor.
La Femme-Soleil
se lève, s’éveille,
sourit, s’épanouit,
en joie, elle s’ébahit.
© Fabrice Antier
Ce croquis est visible également dans l’album Real-visuelles
Mes chers ami(e)s lect(rice)eurs,
je souhaite partager avec vous ce poème
du Vénérable Maître bouddhiste,
de tradition zen vietnamienne,
Thich Nhat Hanh.
Ces mots touchent mon cœur profondément
et sèment en lui joie et amour bienveillant,
comme les rayons du soleil caressent la peau fragile
et propagent leur énergie d’amour chaleureux
à travers toutes les cellules du corps.
Ne dites pas que je pars demain —
Car je continue d’arriver aujourd’hui.
Regardez bien, j’arrive à chaque seconde
Pour être un bourgeon sur la branche au printemps,
Un petit oiseau aux ailes encore fragiles,
Qui apprend à chanter dans un nouveau nid
Une chenille au cœur d’une fleur
Un joyau qui se cache dans la pierre.
J’arrive encore, pour rire et pleurer
Craindre et espérer.
Le rythme de mon cœur est la naissance et la mort
De tout ce qui vit.
Je suis l’éphémère qui se métamorphose
A la surface de la rivière.
Et je suis l’oiseau
Qui descend en piqué pour gober l’éphémère.
Je suis la grenouille nageant gaiement
Dans l’eau claire d’un étang.
Et je suis la couleuvre
Qui s’approche en silence
Pour se nourrir de la grenouille.
Je suis l’enfant ougandais, la peau sur les os,
Mes jambes aussi fines que des tiges de bambou.
Et je suis le marchand d’armes
Qui vend ses engins de mort à l’Ouganda.
Je suis la fillette de douze ans,
Réfugiée sur une frêle embarcation
Qui se jette à la mer
Après avoir été violée par un pirate.
Et je suis ce pirate,
Mon cœur encore incapable
De voir et d’aimer.
Je suis un membre du bureau politique
Et j’ai le pouvoir entre les mains,
Et je suis l’homme qui doit payer
Sa “ dette de sang ” à son peuple
Se mourant lentement dans un camp de travaux forcés.
Ma joie est comme le printemps
Elle épanouit les fleurs, tout autour de la Terre.
Ma peine, une rivière de larmes,
Si vaste qu’elle emplit les quatre océans.
Oh, appelez-moi par mes vrais noms
Pour que j’entende à la fois mes rires et mes pleurs
Pour que ma joie et ma peine ne fassent plus qu’une.
Oh appelez-moi par mes vrais noms,
Afin que je m’éveille
Que la porte de mon cœur
S’ouvre enfin à jamais.
Ce poème est extrait d’"Enseignements sur l’Amour", éditions Albin Michel, collection Spiritualités Vivantes. Thich Nhat Hanh l’a écrit en 1978 alors qu’il essayait de sauver des boat people en mer de Chine.
Mardi 8 mai 2012,
début d’inspiration
en méditation.
"Sur la rivière de vie", Parc de Balzac, Angers - photo © Fabrice Antier
Sur une nouvelle rivière, il se laissait couler.
Sur une nouvelle rivière, le ciel à ses côtés.
Sa main effleurant le bois de la barque, caressait l’eau,
fraîche,
vive,
comme un scintillement du cœur pleinement revivifié.
Il se laissait glisser sur une nouvelle rivière,
comme on glisse délicatement d’une vie éphémère
à une autre vision, inspirant un grand bol d’air.
Il se laissait porter sur l’eau de ses envies.
Il se laissait couler sur des eaux remplies de VIE.
© Fabrice Antier
Cette photo est visible également dans l’album Renaissance
On en parle, on ose un mot...